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Une seconde chance à la vie (1)

Pendant la campagne que nous avons menée sur Facebook en essayant d’obtenir les télés nécessaires pour le département de Pédiatrie de l’Institut Clinique Fundeni, nous avons été contactés par une madame qui a senti soi-même ce que cela veut dire avoir un enfant diagnostiqué avec cancer.

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Sans disposer d’une situation matérielle extraordinaire, la dame s’offrait à payer pour une télé. Après plusieures discutions, elle nous a raconté son histoire, ci-inclus comment sa fille a été diagnostiquée avec leucémie quand elle avait 13 ans et comme elle est arrivée en Italie pour un transplant!

Vous pouvez lire l’histoire racontée par la mère-même plus bas …

« Tout est commencé le 12 octobre 2007 quand, après une journée difficile de travail, mon époux, lui qui ne m’appelait jamais, m’appelle désespéré et crie : « Où es-tu ? Ne sois pas en retard ! Rentre à la maison plus vite ! ». En allant à la maison, j’arrête pour prendre les résultats de quelques analyses de sang que Simona, ma fille de 13 ans, et moi avons faites deux jours plus tôt.

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L’infirmière me regarde et me demande si j’ai parlé avec mon mari. Elle me dit d’un ton sec : « Il est possible que votre fille ait leucémie. Vous devez parler avec le docteur, mais c’est vendredi et vous ne pouvez pas le contacter jusqu’à lundi. » Je m’effondre sur le canapé en pleurant et j’insiste de parler avec le médecin. La même réponse : « Je ne peux vous dire rien de certain avant lundi ! On doit répéter les analyses. » Je crie : « Avec une telle nouvelle vous voulez que j’attende jusqu’à lundi pour faire un autre set d’analyses ? » Nous avions besoin d’être envoyés par le médecin de famille pour répéter les analyses. J’insiste de nouveau et nous faisons un autre set d’analyses (à ce moment là, je m’étais déjà décidée d’aller chez une clinique privée s’il était nécessaire, seulement pour ne plus attendre). Les globules blancs arrivent à 192.000, de178.000 (le nombre qu’elle avait deux semaines avant), lorsque les valeurs normales sont entre 4.000 et 10.000. Le diagnostique est confirmé : LEUCEMIE.

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Larmes et désespoir ! On fait d’autres analyses et d’autres bilans de santé. On nous recommande d’aller à Iasi, à Targu-Mures ou, si possible, à l’étranger ! Il me semble impossible de partir à l’étranger avec les salaires de mon mari et moi.

Nous sommes internées à l’hôpital clinique pour les enfants « Sf. Maria » d’Iasi. Nous faisons d’autres analyses et commençons le traitement avec cytostatiques. Les globules blancs arrivent à 248.000 au moment où elle est internée. Au début, je ne dis pas la vérité à Simona, je lui dis seulement qu’on doit faire des analyses plus détaillées pour une forte infection. Dans le département d’oncologie, ma fille me demande « Pourquoi les enfants n’ont pas de cheveux ? Qu’est-ce qui se passe ? Et moi, je serais aussi comme eux ? », des questions pour lesquelles je n’ai aucune réaction. Tout cela jusqu’un matin où elle trouve un bulletin d’analyses et commence pleurer et dire : « Je ne crois pas que je suis aussi malade que les autres enfants ! Je veux rentrer à la maison ». Elle refuse de manger, de prendre son traitement et pleure tout le temps. Doucement, je lui explique que tout sera bien, que tout sera normal de nouveau, mais qu’elle doit avoir de la patience et de la confiance.

Nous restons dans l’hôpital pour 3 mois. Le docteur nous dit que nous avons eu de la chance de dépister la maladie au début, surtout parce que Simona n’en a eu aucun symptôme, à part une légère fatigue et de la somnolence. Nous sommes de nouveau à la maison pour Noël. Nous continuons avec des autres bilans de santé mensuels, puis nous commençons le traitement avec Imatinib (Glivec), le dernier médicament sur le marché, en vente dès 2001. Le traitement est plutôt pour les adultes, car la forme de leucémie de ma fille (leucémie myéloïde chronique) est spécifique aux gens de plus de 18 ans. Plus d’analyses, plus de bilans, tout pendant 8 mois de courtes admissions. Simona réagit bien au traitement. Chaque fois que nous allons pour le bilan, je demande si tout est bien, si elle a besoin d’un transplant et ce qu’on doit faire si le traitement ne correspond plus. On me dit « Eh bien, on verra ! ». Beaucoup de questions et aucune réponse, des nuits sans sommeil et pleines des soucis. Je me dis que c’est mieux d’essayer à l’étranger aussi, mais je ne sais pas comment obtenir le formulaire E112.

Un jour, une collègue m’appelle me dire qu’il y a une mère qui retourne au pays avec sa fille, qui n’a plus eu de chance. Elle me dit de la contacter, mais je réponds: « Non, je ne peux pas. C’est une mère au cœur brisé, je ne peux pas faire cela. » Les autres insistent et je m’en vais, pourtant, au cimetière pour les funérailles, mais je ne réussis pas à parler avec les parents.

Mes amis continuent à insister, donc je passe un coup de fil à la mère et nous nous rencontrons. Elle prend les documents de ma fille et me dit: « Ma fille n’a pas eu de chance, on est arrivé trop tard. Les médecins ont fait tout ce qu’ils ont pu, mais on ne sait jamais, peut-être vous aurez plus de chance que nous. »

Elle me met en contact avec les médecins de l’étranger et, deux semaines plus tard, je reçois un coup de fil d’un numéro avec un préfixe d’Italie. Je me dis: « Qu’est-ce que je fais maintenant ? Je ne parle pas l’italien ! », mais à l’autre coté du téléphone je trouve un médecin roumain qui travaille en Italie. Il me demande en combien de temps je peux arriver à l’hôpital d’enfants « La Reine Marguerite » de Turin, mais je n’ai aucune réponse pour cette question. Le grand problème est l’argent, parce que nos salaires nous suffisent seulement pour survivre, pas pour épargner. Le lendemain, au boulot, j’écris avec des larmes aux yeux à tous les amis et collaborateurs dont j’ai l’adresse dans l‘ordinateur: « J’ai besoin d’une sponsorisation pour aller en Italie pour des analyses. » Je veux renoncer, beaucoup de gens m’encouragent, mais d’autres me disent sceptiquement « Où vas-tu ? Qu’est-ce que tu vas faire seule parmi des étrangers ? » Finalement, je réussis à ramasser 2.000 euros à l’aide des camarades et des copains et encore 2.000 comme sponsorisation, de la part d’une compagnie de Galati… »

Vous pourrez lire la deuxième partie de cette histoire la semaine prochaine, sur notre blog.

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11.08.2014 Nu sunt comentarii
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