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“Quand tu vois les autres luttant pour la vie, tu commences à apprécier la tienne ” – Alexandra, volontaire de Fais don de la vie

Alexandra est l’une des volontaires de Fais don de la vie. Elle offre d’assistance aux gens qui nous demandent les aider dans l’un des plus terribles moments de leurs vies. Nous sommes impressionnés par la cordialité d’Alexandra et par la manière dans laquelle elle traite les enfants malades de cancer. Elle les visite chaque vendredi, en les apportant les fruits qu’ils demandent une semaine avant, et ceci est seulement un exemple de chose qu’elle fait pour eux et aussi pour soi-même. Elle fait partie de ces personnes qui prennent son énergie des sourires des enfants tristes.

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Cette année, elle s’est décis de « faire don » de son jour de naissance. « Je m’appelle Alexandra Raureanu et je suis volontaire. Je vais fêter mon 29e anniversaire le 31 juillet. Dieu merci, j’ai tout ce qu’il me faut pour mener une belle vie, donc je veux donner mon jour de naissance aux enfants qui luttent avec le cancer. Je porterai un gâteau d’anniversaire, des cadeaux et des ballons aux 110 courageux qui sont internés dans les deux hôpitaux. » a dit Alexandra sur un réseau de socialisation, en demandant à ses amis que cette année, au lieu de lui acheter des cadeaux, ils l’aident faire du bien à ceux qui en ont besoin.

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Aujourd’hui c’est son anniversaire et elle le passera à l’hôpital, avec des gens qui lui sont très chers – les enfants internés dans le département d’oncologie de l’Institut Clinique Fundeni!

Je l’ai demandé de nous écrire comment elle est devenue volontaire et ce qui l’a déterminé de s’impliquer directement dans la vie des malades de cancer.

« Ce n’est pas bien. Je ne vis pas bien. Je ne sais pas comment cette vie devrait être, je ne sais pas comment elle devrait te faire te sentir, mais certainement pas ému et étranglé. Un signe. Regarde, si Tu me donnes un signe, je le recevrai. Je promets de tenir l’âme et les yeux ouverts. Seulement donne-moi un signe. Tu comprends que je ne vis pas bien, n’est-ce pas? Ca veut dire, Tu le sais. On peut le voire de là-haut.

« La Roumanie, je t’aime! » Deux filles gesticulant fermement, passionnément, avec des feuilles devant elles. J’entends un écho dans mon cœur: C’est ainsi que la vie devrait être, n’est-ce pas? Oui. C’est ça. J’ouvre le portable et j’envoie rapidement un e-mail. Et c’est ainsi que tout est commencé!

C’est ainsi que ma vie est commencée. Je suis jeune. Je vis depuis environ 4 ans, depuis que je suis devenue volontaire pour les malades de cancer. Je vis depuis environ 4 ans, depuis que j’ai connu les filles de Fais don de la vie et l’équipe de volontaires. Elles m’ont pris par la main et m’ont enseigné comment aller droitement, patiemment, comment dire les mots qui se transforment en bonté, comment regarder autour de moi avec gentillesse et que, n’importe quoi nous croyons, nous ne sommes pas seuls. Elles m’ont enseigné les mots « pour les autres ». Nous luttons pour les autres. Aujourd’hui encore, elles sont les gens que Dieu m’a envoyé quand je Lui ai demandé un signe, quand je me suis rendu compte que je vivais mal. Les gens qui font le guet entre la maladie et ceux qui souffrent. Les gens qui ne cèdent. Ce n’est pas difficile de parler sur le volontariat pour les malades de cancer. A l’aide des gens merveilleux d’autour de moi, j’ai compris que, lorsque tu laisses tout passer, toute la crainte, tous les peurs, tous les soucis, il reste beaucoup d’espace que tu peux remplir, enfin, avec amour. Et quand ton âme est pleine d’amour et tu le partages avec les autres, on trouve des solutions. On a trouvé beaucoup de solutions pendant ces 4 années. Aucune bonne chose n’a été impossible. Nous avons ri ensemble, nous avons pleuré ensemble, nous avons passé par des moments difficiles: mais toujours ensemble. Pendant toute cette période, j’ai senti que, si je tombais, beaucoup de bras m’attraperaient. C’est cette assurance qui m’a portée plus loin dans des moments où je me sentais étranglée.

Quand tu vois la lutte des autres pour la vie, tu commences apprécier la tienne. Tu commences apprécier qu’au temps de paix, tu as appris vivre. Qu’ils ne t’ont pas fallu des salles d’hôpital, des perfusions ou des décisions juridiques pour comprendre ce qui est important pour toi et ce qui compte. Rien n’est plus difficile. Rien n’est plus impossible. C’est seulement quand tu donnes que tu es vraiment heureux. Quand tu donnes de ton temps aux autres, quand tu aides quelqu’un qui en a désespérément besoin, c’est seulement alors que tu commences vivre », a écrit Alexandra.

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19.11.2014 Nu sunt comentarii
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